Avoir un chien… puis deux

En juillet dernier, il y a maintenant 6 mois, ma petite famille s’est agrandie avec l’arrivée de Plume !

Plume est une femelle Spitz nain (pas si nain que ça, d’ailleurs), noire et blanche, née chez une particulière assistante vétérinaire.

Cela faisait des années que je songeais à avoir un deuxième chien, sans pour autant « chercher » à en avoir un. Je me suis dit que j’allais laisser faire le destin, et que si un jour, l’occasion se présentait et que toutes les conditions étaient réunies, peut-être alors que je sauterais le pas.

Des occasions, il y en a eu plusieurs ces dernières années. A maintes reprises, j’aurais pu adopter un chien à la recherche d’une famille. J’ai fait des rencontres exceptionnelles, j’ai eu des feeling merveilleux avec plusieurs chiens.

Néanmoins, à chaque fois que j’aurais pu franchir le pas de l’adoption, la situation ne s’y est pas prêtée. Ce n’était pas forcément de mon fait, mais il faut bien avouer que mon frein principal, c’était ma chienne. Je mourrais de peur à l’idée de détruire cet équilibre que nous avions eu tant de mal, elle et moi, à créer.

Puis, il y a eu cette petite Spitz, Louna, que j’ai rencontrée sur mon lieu de travail. J’adorais cette chienne et si j’avais été présente au moment où elle cherchait une famille adoptive, je me serais forcément proposée ! Je m’étais donc dit que si un jour elle avait des bébés, la question se poserait…

Le hasard a fait que la question s’est posée très vite. Louna était gestante. J’ai assisté à ses échographies. J’ai entendu battre les coeurs de ses bébés dans son ventre. Ma décision était prise… à condition que l’un de ses petits soit compatible avec ma Nala. C’était mon seul critère. Peu importe le sexe ou l’apparence, je n’avais qu’un impératif : que Nala accepte le chiot, et vice versa.

La maman (à gauche) et le papa (à droite) de Plume

J’ai demandé conseil à tout mon entourage, professionnel ou pas. J’ai demandé à toutes les personnes qui avaient plusieurs chiens comment elles avaient fait pour que leur premier chien ne souffre pas de l’arrivée du deuxième. Je leur ai demandé combien de temps avait duré la « période d’adaptation », à quelles difficultés elles avaient fait face, comment elles avaient fait pour les surmonter… Je ne cessais de me dire : « Et comment tu feras si ça ne marche pas ? Si Nala ne l’accepte pas ? »

J’ai pris le risque. Un jour, une amie m’a dit : « Tu ne vas pas détruire ton équilibre. Tu vas en créer un autre. » J’ai trouvé ça très juste.

Le choix du chien

Je n’ai pas « choisi » Plume. La propriétaire de Louna et des 4 chiots de la portée (2 mâles, 2 femelles) a eu la gentillesse d’accepter d’attendre plusieurs semaines pour m’en réserver hypothétiquement un(e), afin d’observer le développement du caractère de chacun. Si l’un des chiots semblait avoir un comportement compatible avec Nala, alors il serait certainement pour moi.

Louna et ses bébés (Plume est la troisième en partie de la gauche, la plus grosse !)

Plume était la chienne avec le plus de caractère. Toute petite déjà, elle avait un tempérament très affirmé. Je suis allée la voir plusieurs fois, d’abord seule. On a commencé à créer un lien. Je la prenais dans mes bras, la familiarisais avec mon odeur.

Premier câlin

Lorsque Plume avait presque deux mois, j’ai emmené Nala la rencontrer. J’ai mis ma chienne au contact des 4 chiots. Trois d’entre eux avaient peur d’elle. Plume était la seule qui ne fuyais pas. C’était donc bien parti. Tellement bien parti que je suis rentrée chez moi ce jour-là avec Plume, pour faire quelques jours de test à la maison.

Première rencontre entre Nala et Plume

L’adaptation

Chez nous, Nala n’a pas réservé un très bon accueil à Plume. Elle lui grognait dessus, mais cela ne dérangeait pas Plume qui, toujours contente de tout, était ravie d’aller explorer ce nouvel environnement. Nala, elle, a relativement boudé pendant environ 2 jours.

Et puis, il s’est passé quelque chose d’inattendu. Le troisième jour, Plume s’est blessée. Elle a crié de douleur (rien de grave, rassurez-vous). Nala a accouru vers elle, comme si elle était inquiète. C’est à partir de ce moment-là que l’attitude de Nala a positivement changé vis-à-vis de Plume.

Après ce petit séjour d’adaptation chez moi, Plume est définitivement revenue une quinzaine de jours plus tard. Voilà maintenant 6 mois que j’ai la chance de partager sa vie !

Ce qui a changé

Alors, on ne va pas se mentir : avoir deux chiens, c’est un peu plus « contraignant », même si je déteste ce terme. C’est sûr que c’est moins pratique d’avoir deux laisses dans les mains, avec un chien qui part de chaque côté. C’est sûr que ça demande deux fois plus de vigilance lorsque vous les lâchez. C’est sûr que ça demande un peu plus de gestion dans le partage des ressources (nourriture, jouets, câlins…). Un peu plus de temps, un peu plus d’organisation, et un peu plus de budget.

Mais aussi, et surtout, beaucoup plus d’amour.

Me réveiller chaque matin à leurs côtés, c’est un bonheur !

Nala est Plume sont extrêmement différentes, presque opposées. Elles sont merveilleusement complémentaires. Les voir jouer ensemble, courir ensemble, dormir ensemble, me comble. Elles ne sont pas les meilleures amies du monde, mais elles s’entendent bien, et sont toujours contentes de se revoir lorsqu’elles sont séparées. Je pense qu’elles s’apportent beaucoup mutuellement.

Nala est plus calme depuis que Plume est là. Elle est plus détendue, moins anxieuse. Elle accepte plus facilement de rester seule… puisqu’elle n’est plus seule. Et moi, je ne culpabilise plus de la laisser quelques heures lorsque je dois m’absenter, parce qu’elles sont désormais deux.

Ce que j’adorais faire avec Nala, j’aime encore plus les partager avec Nala et Plume. C’est une double dose de bonheur. Et c’est vraiment extrêmement enrichissant d’observer leur comportement dans toutes les situations de la vie, ça me passionne !

Souvent, on me demande pourquoi j’ai voulu avoir un deuxième chien. Je n’en sais rien. J’ai toujours ressenti en moi le besoin (pas l’envie, mais le besoin) d’avoir un chien. Puis un deuxième. Je pense que c’est exactement comme les parents qui veulent un enfant, puis un autre.

Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, il y en aura trois !

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